« Le Firmin » rend hommage au combattant/journaliste Anthony Pascal (Konpè Filo)

Un homme exemplaire ne meurt jamais (Claude-May Waia Némia)

C’est avec tristesse et amertume que le pays en général, la presse en particulier a reçu, comme une balle au cœur, la nouvelle du départ éternel du combattant/journaliste Anthony Pascal (Konpè Filo).

En plus de la séparation d’un homme et de ses semblables, c’est un symbole de courage, de bravoure et de patriotisme qui s’envole. Avec 67 bougies sur son gâteau, Anthony Pascal (Konpè Filo) a été ce modèle d’acteur et de journaliste qui a su mettre l’art au service de l’engagement. Né en 1953, Anthony Pascal sentait déjà, très tôt durant sa jeunesse, de l’haïtiannité comme un élément constitutif de son sang. Lancé corps et âme dans la culture (l’art, la littérature, …), c’est au conservatoire national d’art dramatique qu’on va lui accordé le pseudonyme de « Konpè Filo ».

Impliqué fortement dans la lutte contre la maudite et douloureuse dictature duvaliériste, Konpè Filo allait être parmi les multiples victimes du régime des Duvalier et contraint de partir pour l’exil, suite à son arrestation et emprisonnement en Novembre 1980. De retour en 1986, il a été triomphalement reçu au pays. Avec la même bravoure qui le caractérisait au départ, il a repris ses activités, notamment dans les médias, au coté de personnages comme Jean Dominique, Liliane Pierre Paul et autres, pour continuer la lutte pour la garantie et le respect du droit à la parole.

Toujours dans la démarche de mettre son art et son savoir faire au service de l’engagement, Anthony Pascal a joué le personnage « Dechoukeli » dans « kraze lanfè » en 1989 (ce film qui fait une sorte de radiographie de la dictature duvaliériste). Présentateur de l’émission « Kalfou » à télé Ginen, il n’y avait que sa jeunesse qui a disparue. L’haïtiannité chez lui n’avait pas changé, ceci jusqu’à son dernier soupire.

Aujourd’hui, Konpè Filo n’est plus, il a pris le devant pour son dernier voyage. Il part pour ne plus jamais revenir, mais il restera toujours vivant à travers ses œuvres. Par devoir et respect,  Le Firmin  rend hommage à ce grand homme de courage qui a un sens du devoir hors du commun. Que son âme repose en PAIX !

© Gregory-Songer CLERVEAUX

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