Applicabilité des lois internationales face à l’émergence des réfugiés climatiques

De nos jours, les changements climatiques sont d’actualités un peu partout à travers le monde. De ce fait, plusieurs pays se mettent ensemble pour trouver des solutions communes aux problèmes environnementaux qui, de façon progressive, peuvent rendre les conditions de vie de plus en plus difficiles sur la Terre. Il faut dire que le phénomène des changements climatiques et les dégradations environnementales peuvent, dans une certaine mesure, produire d’importants mouvements de populations à l’intérieur des États et au-delà de leurs frontières. Beaucoup de ces personnes qui sont obligées de se déplacer à cause des extrêmes climatiques viennent des pays sous-développés du fait que ces derniers ont moins de moyens techniques, humains et financiers pour faire face aux impacts négatifs du phénomène. 

Les lois internationales relatives à la prise en charge et à la protection des réfugiés climatiques ou encore des réfugiés de l’environnement sont malheureusement impuissantes et inefficaces. Pourtant, le Rapport rédigé en 1985 parle Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) a servi de point de départ au débat toujours actuel sur la qualification juridique des réfugiés climatiques. En effet, il existe toute une série de textes juridiques dont on aurait espéré tirer une protection spécifique aux réfugiés climatiques. La Convention de Genève qui est l’un des rares textes juridiques traitant cette question est loin de traiter de manière exhaustive l’ensemble des problèmes auxquels ces personnes sont en train de faire face. D’un autre côté, la Convention internationale de lutte contre la désertification adoptée à Paris le 17 juin 1994 et ratifiée par plus de 170 États, a fait état d’un lien entre les atteintes à l’environnement et leurs conséquences du point de vue des migrations humaines. Cependant, ce lien n’est pas clairement établi ce qui, dans une certaine mesure, laisse aux États des arguments en défaveur d’une protection spécifique aux réfugiés.

Il est à souligner que, certaines fois, on a tendance à associer les réfugiés climatiques à des personnes qui, soit à cause de la misère ou pour d’autres problèmes d’ordre sociopolitique, sont obligées de laisser leur pays d’origine. Si souvent, les gens qui se trouvent dans cette situation sont plutôt ceux qui sont peu qualifiés. Par ailleurs, dans des pays comme Haïti ce problème continue à aggraver. Des milliers d’haïtiens sont obligés, chaque année, de laisser leur pays pour se rendre dans d’autres pays où les conditions de vie sont les plus commodes. Ces gens sont pour la plupart des agriculteurs/paysans, des pêcheurs, etc., qui, par manque de rendement des terres agricoles et la diminution accrue des ressources halieutiques à cause des problèmes liés – en partie – aux changements climatiques, sont obligés de partir. 

Les réponses aux questions posées sur les impacts des changements climatiques doivent avoir une portée globale, dans la mesure où ces dernières touchent, tous les continents et tous les États de la planète, même ceux qui n’ont presque rien à voir ce phénomène en termes d’émission de gaz à effet de serre. D’ailleurs, les pays les plus vulnérables au phénomène des changements climatiques se placent dans la catégorie des pays les moins pollueurs de la planète. Du coup, les pays développés ou pays riches doivent se mettre ensemble en vue de venir en aide aux populations vulnérables de ces pays, d’où la notion de justice climatique. Pour mettre en place de telles mesures, les lois et conventions internationales portant sur les réfugiés climatiques/environnementaux doivent être applicables sur tous les territoires du globe. Les gouvernements de tous les pays doivent aider au renforcement de ces dernières dans leur pays respectif de façon à ce que les réfugiés climatiques puissent jouir de certains privilèges dans les pays où ils vont. 

Somme toute, on finit par voir que les lois internationales ayant rapport aux réfugiés climatiques ne traitent que partiellement les questions relatives à une protection spécifique des réfugiés. Ces derniers qui, pour la plupart, sont des pauvres, des personnes qui sont privées de moyens économiques pouvant faire face aux extrêmes climatiques, sont malheureusement mal traités par les populations des pays de refuge, notamment les pays de l’Amérique du Nord et Latine et ceux de l’Europe de l’Ouest. De ce fait, des mesures drastiques doivent être prises à moyen et à long terme en vue de doter des pays pauvres des capacités techniques et financières adéquates, capables de contrecarrer les impacts du phénomène des changements climatiques. Ainsi, on aura très peu de personnes qui seront obligées de se déplacer en vue de trouver une meilleure condition de vie. 

Anolex RAPHAEL    

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