Quand l’association des jeunes avisés incite les jeunes à s’engager contre le réchauffement climatique

“Engager et enrôler les jeunes dans la lutte contre les changements climatiques” Tel est le thème autour duquel l’Association des Jeunes Avisés pour le Progrès en Haïti a réalisé un forum mardi 8 décembre 2020.

Plus de cent jeunes se sont réunis à l’auditorium de l’Alliance Française du Cap-Haïtien pour suivre les interventions des conférenciers Anolex Raphaël, Louidor Lukenson et Valéry Tassy sur la question de changements climatiques et la responsabilité des jeunes à cet effet.

Mr Anolex a fait une mise en contexte pour montrer que parler climat devrait intéresser tout le monde. C’est une notion qui concerne tous les gens de la planète. Il a fait une approche vraiment intéressante. Selon ce qu’il a avancé, depuis la formation de la Terre en tant que planète et jusqu’à aujourd’hui, le climat a connu des variations de façon naturelle. Ces changements climatiques s’étendent sur un bon nombre d’années et ne posent aucun problème pour l’homme. À côté de ces changements naturels, les activités entreprises par l’homme à partir de la Révolution industrielle conduisent à des changements climatiques actuels qui sont plus ou moins considérés comme synonyme du réchauffement climatique et aléas naturels. Ces derniers sont dus à une augmentation exponentielle des gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre et sont dangereux pour notre maison commune.

Les déchets ménagers, la pollution énergétique, la pollution relevant du domaine agricole, la déforestation (coupe intensive des arbres) et surtout l’utilisation du charbon de bois comme principale source d’énergie dans les pays pauvres sont également des causes des changements climatiques actuels, pense Anolex.

Ce même intervenant ajoute que les conséquences des changements climatiques sont nombreuses et les résume en ces termes : Fonte des glaciers dans les zones polaires et augmentation du niveau de la mer, dérèglement des saisons, disparition de certaines espèces, disparition de certaines îles, apparition de nouvelles formes de pathologie, désertification, pénurie en eau, aggravation du phénomène de la pauvreté, disparition des grandes barrières de corail, diminution des terres cultivées.

Après avoir présenté les conséquences de ce phénomène, Mr Raphaël a proposé aux jeunes quelques perspectives de solution. Ces propositions sont les suivantes : Avoir un plan d’aménagement territorial sur toute l’étendue du territoire national ; utiliser d’autres sources d’énergie (les énergies renouvelables) ;  faire la promotion de l’Agriculture extensive ; sensibiliser les gens sur l’importance du phénomène du Réchauffement Climatique ; création d’aires protégées visant la conservation des écosystèmes ; promouvoir de la marche et du cyclisme et améliorer les conditions de transport en commun, former la population sur les aléas ; sensibiliser sur les problèmes environnementaux ; opter pour le recyclage et la réutilisation de certains déchets (les bidons d’eau par exemple) ; éviter de gaspiller les déchets valorisables ; aider à une gestion rationnelle et efficace des déchets ; se lancer dans la création d’entreprises artisanales en vue de mieux gérer les déchets solides au lieu de les incinérer ; opter pour le compostage des déchets organiques.

Un autre intervenant, Louidor Luckenson, a vu les impacts du changement climatique sur les secteurs économiques. À travers son exposé, il fait savoir 1: « les impacts  majeurs du changement climatique coûteraient jusqu’à 20 % du PIB mondial (de l’ordre de 6 000 milliards de dollars US par an) alors que les mesures permettant de les éviter ne coûteraient que 1 à 2 % (soit entre 300 et 600 milliards de dollars par an ».

Il avance que tous les secteurs sont impactés par ce phénomène produit par les activités anthropiques. On peut citer à titre d’exemple : l’agroalimentaire, les transports, la santé, la construction, le tourisme, la banque et la finance, l’investissement et l’assurance,…

On comprend alors qu’il est grand temps de s’impliquer activement dans la lutte contre les changements climatiques actuels. Dans cette même optique, le spécialiste en agroéconomie, Louidor, a proposé aux jeunes ces formules de bataille : Entreprenariat vert, projets durables et sensibilisation de masse.

En dernier lieu, Valéry Tassy a fait une approche basée sur l’entreprenariat vert qu’il a défini comme un entreprenariat qui prend en compte les questions de l’environnement.

Il a fait le point sur la question en disant que les jeunes doivent s’orienter vers des projets entrepreneuriaux beaucoup plus innovants. Des projets porteurs de valeurs et qui permettent de contrecarrer les changements climatiques.

Son intervention nous montre combien nous avons besoin d’un écosystème fort qui peut impacter le développement à tous les points de vue et la littérature  environnementale doit être encouragée.

L’écosystème doit être dynamique.

Dans le discours de l’entrepreneur, Tassy, une chose importante a été signalée : « Les entreprises individuelles ne peuvent impacter réellement l’économie d’un pays ».

Cette parole nous pousse à admettre que l’entreprenariat vert dont l’intervenant a parlé doit-être un mouvement collectif.

Judenel Jean

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